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Libraire indépendant, éditeur dissident

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Articles de "Le Petit Parisien" 1943-1944

Robert Brasillach

16,00

Rupture de stock

180 PAGES
ÉDITÉ PAR Pardès
ISBN 978-2867145834

L’avis du libraire

Quatrième de couverture

Le Petit Parisien était le quotidien le plus important de la presse parisienne dans les années 1942-1943. Avec un tirage de 500000 en juillet 1942, il avait reparu dans une nouvelle mouture sous l’égide des Allemands dès le 8 octobre 1940, au début de l’Occupation. Signe des temps, Brasillach lit et commente davantage de livres d’auteurs allemands. Ses articles concernent non seulement la littérature (romans, nouvelles et poésie) , mais aussi le cinéma de l’époque. La production littéraire à Paris continuait, amoindrie, il est vrai, en raison de la situation sous l’Occupation: mais elle bénéficiait en même temps d’un nouvel apport, celui des romanciers, des poètes et des essayistes allemands, c’est-à-dire d’une dimension plus franco-allemande, voire européenne. Par ailleurs, le critique littéraire du Petit Parisien encourageait les romanciers français à composer leurs ouvrages avec, pour décor, «le contemporain». Il s’ y engagea d ailleurs lui-même, avec la composition de son roman Six heures à perdre (1943) qui paraîtra en feuilleton dans Révolution nationale du 11 mars au 10 juin 1944. Lors de la crise au sein de l’équipe de Je suis ­partout en août-septembre 1943 avec les « ultras », qui tenaient à suivre la politique du collaborationisme à outrance, Brasillach et ses amis quittent le journal ; si ceux-ci quittent également Le Petit Parisien, sans doute pour les mêmes raisons, Brasil­lach, lui, continuera à fournir ses articles de la «Chroni­que littéraire», jusqu’au 26 février 1944. Le Petit Parisien devait disparaître le 17 août 1944. Si les jugements politiques de Robert Brasillach se sont souvent avérés erronés, ses commentaires et ses réflexions sur la littérature, le théâtre et le cinéma restent en général extrêmement bien fondés et d’une clarté exemplaire. Les articles du Petit Parisien sont en quelque sorte un supplément à ceux que Brasillach avait fournis à la «Causerie littéraire» de L’Action française, en temps de paix ainsi qu’a plusieurs autres revues et journaux. Les lecteurs d’aujourd’hui pourront donc apprécier les jugements littéraires d’un critique en pleine maturité et en pleine possession de ses dons.

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